
NBA : on fait le point équipe par équipe à l’heure du All-Star break : l’est
Alors que les équipes NBA se reposent, à l’exception des stars de celles-ci qui vont s’affronter au All-star game et différents concours, il est temps de revenir sur la première partie de saison de chaque équipe. Effectivement, chaque franchise ayant joué entre 54 et 56 matchs (sur 82), le All-Star week-end représente souvent un tournant dans la saison NBA. Généralement, les franchises favorites qui ont commencé la saison en pantoufles profitent de ce chapitre pour mettre la gomme ensuite, certaines avec succès, d’autres moins, alors que les outsiders ont tendance à glisser au classement et qu’il est l’heure de confirmer pour les surprises du début d’année. On fait le point franchise par franchise.
1. Pistons de Detroit
Les Detroit Pistons ont fait plus que confirmer leur bonne saisons 2024-2025 en ce début de saison, s’emparant d’une première place à l’est qu’ils n’ont pas volée.
Pas grand chose à dire sur cette équipe si ce n’est qu’il faut souligner sa progression collective et la progression individuelle de certains éléments indispensables.
On pense bien entendu à Jalen Duren qui a évolué dans pratiquement tous les aspects du jeu. Bien plus présent au scoring tout en ayant maintenu ses moyennes de rebonds et de passes. Un physique toujours aussi impressionnant et également des progrès en défense, c’est véritablement le facteur X de cette équipe.
Les Pistons sont également bien coachés par JB Bickerstaf ; Cade Cunningham, plus que jamais en mode franchise player, aura des votes au classement MVP.
Les roles players font le travail et c’est donc une équipe qui tourne, tout simplement.
Mine de rien, Detroit a 5 victoires d’avance sur son plus proche poursuivant et on a hâte de voir cette équipe en post season.
On a du mal à imaginer une baisse de régime en seconde partie de saison. Bravo Detroit.
2. Celtics de Boston
Les Celtics ont surpris pas mal d’observateurs de baskeball qui pensaient que les verts côtoieraient le fond de l’est cette année.
La blessure de Jason Tatum n’a pas refroidi les ardeurs des Celtics qui se sont regroupés derrière un Jalen Brown absolument énorme, niveau MVP.
Des joueurs qu’on n’avait pas vu venir ont émergé à un très bon niveau, à l’image d’un Jordan Walsh ou encore d’un Nemias Queta.
Cerise sur le gâteau, Brad Stevens a encore bougé sur le marché des transferts en allant chercher Nikola Vucevic qui sera forcément bien intégré par Joe Mazzula.
Enfin, on a appris que Jason Tatum avait repris les entrainements collectifs avec l’équipe de G-League de Boston, à surveiller sur les prochains matchs mais on imagine tout de même que les Celtics ne prendront aucun risque avec leur superstar.
Même sans ce dernier, on voit mal quelle équipe de l’est serait contente de jouer les Celtics en 7 matchs, sans l’avantage du terrain…
3. Knicks de New-York
Malgré le bon bilan comptable des Knicks, on peine à sauter au plafond côté New-York.
En effet, on a l’impression que cet effectif devrait faire encore mieux.
Même si les leaders font le travail de manière générale, on aimerait que Jalen Brunson soit plus impliqué défensivement. On sait aussi que Towns n’est pas en excellents termes avec sa franchise (avec des rumeurs de transferts, ce qui n’est jamais bon pour le moral des troupes),…
Malgré ces petits points négatifs, l’équipe répond présente et elle est notamment sur une très bonne dynamique, avec 10 victoires sur les 12 derniers matchs.
Si ce rythme est maintenu, il faudra être costaud pour battre ces Knicks en avril et c’est donc plus le post all-stars break qui sera à suivre pour ces Knicks qui sont attendus en playoffs et non en saison régulière.
Petite mention pour la bonne pioche Alvarado sur le marché des transferts qui ressemble au facteur X défensif capable d’apporter des deux côtés du terrain quand c’est nécessaire dans les moments chauds.
4. Cavaliers de Cleveland
Est-ce qu’il est vraiment pertinent de parler de la première partie de saison 2025-2026 de ces Cavs ?
Pas certain quand on sait que parmi les favoris au titre, c’est certainement celui qui a pris le plus grand tournant à la trade deadline (un peu avant pour être précis).
Darius Garland ? Non merci. Bonjour à la légende James Harden à la place. Le Barbu viendra épauler Donovan Mitchell dans la quête de titre de Cleveland sur les 30 prochains matchs et les playoffs.
Ce qui se passe chez les Cavaliers est très intéressant puisqu’en plus d’Harden, ceux-ci accueillent la défense de Keon Ellis et l’expérience de Dennis Shröder.
Comme pour les Knicks, c’est en playoffs que l’ex-franchise du King est attendue et il faudra profiter du reste de la régulière pour mettre en place des systèmes en partageant la balle entre Mitchell et Harden, s’occuper des retours de blessure de Mobley, Wade et Strus et trouver un dynaique positive pour attaquer la phase éliminatoire.
5. Raptors de Toronto
Daro Rajakovic peut enfin compter sur un effectif complet et assez bien construit, résultat, une jolie 5ème place à l’est.
Si, en début de saison, on ne savait pas très bien si cet effectif était fait pour durer ou si certaines pièces serviraient de monnaie d’échange, l’équipe semble vivre en cohésion et les joueurs connaissent leur rôle.
Scottie Barnes réalise une excellente saison, notamment très impressionnant en défense, Immanuel Quickley fait le travail, tout comme RJ Barrett et, tout en discrétion, Brandon Ingram tourne pratiquement en 22-6-4 avec de très bons pourcentages.
On commence à voir le potentiel des Raptors, tout en gardant à l’esprit que le management pourrait être actif sur le marché des transferts.
Les futurs résultats en playoffs pourraient être décisifs pour l’avenir de cette équipe telle qu’elle est construite.
6. 76ers de Philadelphie
Les Sixers avaient commencé la saison tambours battants avec un Tyrese Maxey en feu et un VJ Edgecombe en mode rookie All-Star.
Dans le même temps, on était très inquiets de revoir un jour Joel Embiid en capacité de bouger son corps sans difficultés sur les parquets.
Le joueur de première année a un peu baissé dans les statistiques individuelles (même si cela reste très sérieux et qu’il a continué à réaliser de très bonnes performances) et les hommes de Nick Nurse ont un peu glissé au classement.
La tendance de cette première partie de saison est cependant très bonne : Embiid a retrouvé des couleurs en changeant son jeu (le rendant moins physique, avec plus de shoot) et en se mettant au service de Maxey désormais franchise player. En outre, on a retrouvé un Paul George présent défensivement et efficace au shoot (même si cela ne vaut évidemment pas son salaire), ce qui était devenu inattendu.
C’est une équipe bien coachée, qui fait largement le travail et on a hâte de voir ce qu’elle est capable d’accomplir sur les 30 prochaines rencontres, voire si elle peut jouer les troubles fêtes en playoffs, même si rien n’est moins sûr…
7. Magic d’Orlando
C’est une décevante place de premier candidat au play-in tournament qu’occupe le Magic après 53 matchs.
Plus que la position au classement, c’est l’impression visuelle que l’équipe a laissé sur le terrain qui est inquiétante.
Même s’il est vrai que la franchise floridienne n’a pas été épargnée par les blessures jusqu’ici, l’équipe est largement en-dessous du niveau auquel elle était attendue à l’entame de la saison régulière.
Mosley semble en difficulté quant à l’association de Desmond Bane et Banchero, qui a d’ailleurs montré des signes de frustration, cela manque de scoring dans la raquette et les frères Wagner comme Suggs ont manqué beaucoup de matchs.
Si la bonne surprise Anthony Black a montré des énormes progrès offensifs, ce n’est pas suffisant pour considérer le Magic comme prétendant à la finale de conférence à l’heure actuelle.
On espère pour le spectacle que la pause du All-Stars va permettre au Magic de se remettre la tête à l’endroit et il faudra impérativement profiter du reste de la régulière pour soigner les blessures et trouver des automatismes offensifs entre les stars.
8. Heat de Miami
Même si la saison avait bien commencé pour Miami, l’équipe a finalement retrouvé sa position habituelle au classement.
Tout est encore possible dans ces places 6 à 10 mais, comme souvent ces dernières années, Spoelstra semble être l’arbre qui cache la forêt, faisant des merveilles avec un groupe moyen, sur papier.
On a qu’un mot à la bouche côté fanbase du Heat : Antetokounmpo. Pat Riley va-t-il enfin mettre les assets nécessaires pour récupérer un véritable franchise player autour duquel construire une équipe compétitive ? Rien n’est moins sûr.
Pas grand chose à dire de plus sur Miami, un tour de playoffs et puis s’en va, à nouveau en 2026 ?
9. Hornets de Charlotte
Le ventre mou de l’est risque d’être, à la surprise générale, très intéressant à suivre dans les prochaines semaines.
Ce constat est à l’image des Hornets qui, forts d’un bilan de 26-30, restent sur 10 victoires sur les 11 derniers matchs.
Avec des victoires entre autres contre les Spurs, les Nuggets, les Lakers et les Rockets, on peut raisonnablement dire que cela n’a rien de hasardeux.
Les Hornets ont trouvé leur rythme, jouent bien, sont au complet et ont trouvé un rookie dont le plafond pourrait être très très haut, en la personne de Kon Knueppel.
Charlotte s’est même permis d’aller gratter Coby White à la trade deadline en remplaçant de Lamelo Ball (même si Collin Sexton, envoyé aux Bulls, faisait largement le travail).
On a hâte de voir si les hommes de Charles Lee sont capables sur les 30 dernières rencontres de bouleverser quelque peu la hiérarchie à l’est ou si le soufflé va retomber avec les espoirs (qui sont rares) des fans.
10. Hawks d’Altlanta
C’est une déception de retrouver les Hawks en 10ème position de l’est.
Comme souvent ces dernières, beaucoup d’espoirs reposaient sur ces Hawks avant le début de saison et ceux-ci n’ont à nouveau pas confirmé sur la première partie de saison.
Trey Young blessé tôt dans la saison, Porzingis comme souvent sur la touche et Zaccharie Risacher qui peine à justifier son statut de n°1 de draft.
Quin Snyder a du mal à faire tourner cet effectif et résultat des courses, un bilan de 26-30 à la pause du All-Stars week-end, les équipes qui sont derrière ayant de manière générale un effectif bien moins complet…
Le management ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a énormément bougé sur le marché des transferts avec notamment le départ XXL de Trey Young pour Washington en échange d’une contrepartie assez maigre, même si Ice Trey est en fin de contrat.
Porzingis a également été prié de plier bagages et les arrivées notables à Atlanta sont donc CJ McCollum, Buddy Hield, Gabe Vincent et Jonathan Kuminga.
Côté positif, Jalen Johnson réalise une excellente saison et c’est désormais sur lui que la franchise de Georgie misera pour le futur.
Nickeil Alexander-Walker prouve que les Hawks ont bien fait d’aller le chercher et Onyeka Okongwu se montre très intéressant en pivot titulaire.
Il faudra désormais voir quelle direction le front office d’Atlanta prendra pour la construction de son équipe en espérant éventuellement un haut choix de draft 2026 sachant que les Hawks disposent du pick des Pelicans.
11. Bulls de Chicago
D’ores et déjà une nouvelle saison à oublier pour les Bulls sur le plan sportif.
C’était prévisible et cela s’est confirmé.
Seul élément notoire, Arturas Karnisovas a enfin décidé de nettoyer l’effectif et de repartir d’une page presque blanche puisque Vucevic et Coby White ont quitté la ville venteuse.
Chicago a désormais des jeunes à développer autourd’un Josh Giddey niveau All-Star sur les 34 matchs qu’il a joué cette saison.
A voir si les Bulls sortiront le tank sur la seconde partie de saison, ce qui ne saurait pas être un mauvais choix…
12. Bucks de Milwaukee
Rien de positif à dire sur ces Bucks sur les 50 premiers matchs.
Une seule chose à surveiller : Giannis Antetokounmpo va-t-il rester ou partir ?
La situation du grec a connu quelques rebondissements récemment ce dernier ayant indiqué être ouvert à un transfert tout en réitérant son profond attachement à la franchise.
En réalité c’est simple, ou bien les Bucks parviennent à construire un effectif compétitif, ou bien Giannis quitte le navire. Et si c’est le cas, on a hâte de voir la contrepartie et son point de chute.
Les yeux des fans de Milwaukee sont désormais rivés uniquement sur la prochaine intersaison, le reste de la saison régulière ayant peu d’intérêt sportif au vu du niveau de cette équipe.
13. Nets de Brooklyn
Il est logique de retrouver les Nets dans le bas de l’est et cela était prévisible avant d’entamer la saison régulière.
La franchise dispose cependant de jeunes intéressants, Sean Marks fait le plein d’assets comme il sait le faire et Michael Porter Jr. a redoré son blason sur la première partie de saison, faisant de lui une monnaie d’échange valorisable en vue d’un éventuel trade.
Comme souvent pour ces équipes de bas de classement, draft, marché des transferts et free agency sont les prochaines échéances importantes.
14. Pacers de l’Indiana
Ce qui précède n’est pas forcément vrai pour les Pacers qui présentent la particularité d’être avant-derniers de l’est moins d’un an après avoir participé aux finales NBA.
Bien entendu, cette situation est due à l’absence sur blessure de Tyrese Haliburton ayant entrainé le départ de certains joueurs importants dont Miles Turner.
Indiana va donc maintenant vraisemblablement récupérer un très bon choix de draft et se présenter la saison prochaine en tant que franchise du haut de l’est.
Bien entendu, cette donnée est conditionnée à un retour en forme de son franchise player après sa rupture du tendon d’Achille.
On se doit également de pointer la bonne affaire faite par les Pacers à la trade deadline en ayant récupéré Ivica Zubac et son magnifique contrat.
15. Wizards de Washington
Et si les Washington Wizards étaient LA franchise avec le plus de hype pour la saison prochaine ?
Avec une nouvelle saison en-dessous de tout au niveau sportif, c’est dans les coulisses que la franchise s’est surtout activée.
C’est simple, la saison prochaine, nous devrions voir sur les parquets de la capitale Anthony Davis, Trey Young avec un Alexandre Sarr qui a montré d’énormes progrès et un potentiel de star.
Les autres jeunes joueurs de Washington que sont Kyshawn George, Tre Johnson ou encore Bilal Coulibaly ne font qu’ajouter à la hype des Wizards.
Si tout ce beau monde se présente en forme en octobre 2026 (et c’est un grand « si »), on pourrait enfin assister à des Wizards compétitifs à l’est.
Les prochaines semaines serviront uniquement à continuer de développer les jeunes et faire vivre ce groupe, sans gagner trop de matchs afin de compléter cet effectif par un futur crack à la draft.
Excellente chronique !